Critique : Prey (2022)

Prey est un film de science-fiction américain réalisé par Dan Trachtenberg.

En 1719, dans une tribu de Comanches, la jeune Naru veut à tout prix devenir une guerrière. Mais les traditions ancestrales de son peuple l’en empêchent. La jeune femme est malgré tout très proche de son jeune frère, Taabe, qui est amené un jour à diriger la tribu. Naru se sent aussi forte qu’un homme et va pouvoir le prouver quand un grand danger, le Predator, menace la tribu.


peau neuve pour la franchise ?

Dan Trachtenberg n’est pas un réalisateur qui enchaine les projets tous les six mois. Sa filmographie est mince, mais elle compte 10 Cloverfield Lane (2016). Ce dernier s’est révélé comme une bonne surprise pour les cinéphiles. A la suite de ce succès, le producteur John Davis entre en contact avec Dan Trachtenberg pour composer un nouveau film Predator.

Le réalisateur développe le concept suivant, « une femme Comanche qui va à l’encontre des normes et traditions de genre pour devenir une guerrière et qui va se voir confrontée au Predator ». Au départ, Dan Trachtenberg souhaitait mettre le Predator en retrait par rapport à l’histoire, ce qui rappelle son angle d’attaque pour 10 Cloverfield Lane. Une idée louable, mais les actionnaires ne sont pas convaincus, et exigent que le Predator soit omniprésent au sein du film. Les deux parties tombent d’accord sur la manière dont le Predator sera lié à la quête identitaire de la femme Comanche. Le scénario oppose ces deux apprentis de la chasse, qui doivent faire leurs preuves auprès de leur clan respectif. Un jeu de miroir classique, mais efficace et novateur pour la franchise.

Sans surprise, la chasse reste la thématique principale. Elle s’articule constamment autour des hommes, des animaux et du Predator. Chaque chasseur est une proie, ce qui amène un survival intense et sanguinolent. A la différence des autres films, ici, le Predator prends des coups et cela renforce son côté puissant et résistant. La recette initiale de la franchise est respectée. Le scénariste, Patrick Aison y intègre les ingrédients du western et une facette féministe assumée.

Derrière la caméra, Dan Trachtenberg nous propose un spectacle réfléchi et respectueux du premier opus de la saga. Les séquences reflètent une envie d’être fluide, ce qui favorise le dynamisme au niveau du montage. La photographie de Jeff Cutter apporte une dimension oxygénée et séduisante. Globalement, les effets spéciaux sont assez convaincants. L’aspect organique n’est pas réellement exploité, peut-être à cause du budget limité à 80 millions de dollars. Le réalisateur ne cache pas ses références, comme Délivrance ou The Revenant. Les multiples menaces dans les grands espaces, ce qui renforce le propos du film.

Côté casting, Amber Midthunder porte le long métrage sur ses épaules et se révèle aux yeux du grand public. La jeune actrice devient une nouvelle icône pour la franchise, et sa carrière devrait sérieusement décoller. Son interprétation est plus que convaincante, à la fois subtile et frontale. Sous son costume du Predator, Dan DiLiegro impose sa masse physique et se montre à l’aise dans les chorégraphies. On peut également souligner la prestation solide de Dakota Beavers.

Le score de Sarah Schachner ne restera pas dans les mémoires. On se souvient tous du thème du premier film, c’est dire le potentiel musical que l’on peut orchestrer à travers le Predator ou ceux qui lui font face. Dommage !

En résumé, Prey n’est pas du même niveau que le film de John McTiernan, mais il reste un prequel encourageant. Faut-il craindre des suites à répétition ? Cela est fort probable !

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Pour ma part, « Prey » est un très bon film d’action, disposant d’une histoire se déroulant dans un contexte original, d’une intrigue familière et d’un développement classique. Le rythme monte progressivement en puissance, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est somptueuse, les effets spéciaux sont excellents, la musique est agréable et le montage est cohérent. La distribution offre de très bonnes prestations, dominée par la superbe performance de la jeune Amber Midthunder alors que Dane DiLiegro fait honneur au regretté Kevin Peter Hall dans le costume de l’extraterrestre. Dan Trachtenberg, le réalisateur, gère très bien sa mise en scène, créant lentement, mais sûrement le suspense et la peur. « Prey » est un digne successeur du « Predator » original et vient clairement relancer une franchise qui avait basculé dans le grotesque…

    Aimé par 1 personne

    1. le cinema avec un grand A dit :

      J’espère que Disney mettra la barre plus haut pour la franchise Alien.

      Aimé par 1 personne

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