Critique : The Dropout (2022)

The Dropout est une mini-série dramatique américaine créée par Elizabeth Meriwether.

Connaissez-vous une certaine Elizabeth Holmes ? Une jeune femme à l’ambition dévorante, qui ne laissera rien, ni personne se mettre en travers de son ascension. Pour en savoir un peu plus sur son parcours, n’hésitez à vous plonger dans un monde si proche et si loin de nous.


Au-delà des apparences…

Sous le couvert des travaux journalistiques de Rebecca Jarvis, Hulu lance une commande de six à huit épisodes à la showrunner, Elizabeth Meriwether. La mini-série se concentre sur le parcours d’Elizabeth Holmes et du scandale de sa start-up : Theranos.

L’affaire est encore assez fraiche, car le procès a eu lieu au début de l’année. L’investigation de Rebecca Jarvis a apporté les éléments nécessaires à Elizabeth Meriwether. Celle-ci s’est également appuyée sur une équipe de six scénaristes pour composer les huit épisodes de la série. Malgré les multiples plumes, le script se révèle plutôt bien équilibré. Qu’il soit principaux ou secondaires, les personnages bénéficient d’un développement efficace et cohérent. Les enjeux et les dilemmes de chacun renforcent la toile de fond et ses thématiques. Nous avons donc un panel scénaristique riche et passionnant.

La mise en scène est au service de l’écriture, ce qui amène une certaine efficacité et un attachement rapide aux différents protagonistes. Le cadre capte les protagonistes au plus près de leur environnement, chacun est en quelque sorte cloitré entre les quatre murs de Théranos. Le montage aiguisé renforce le rythme de l’intrigue, et donne l’effet attendu de la spirale. L’atmosphère se reflète dans l’état d’esprit d’Elizabeth Holmes, on démarre sur quelques rayons chaleureux pour ensuite sombrer vers les couloirs glacials de la (fausse) réussite.

L’ensemble du casting est remarquable, ce qui démontre encore une fois les qualités scénaristiques et de mise en scène. Après avoir passé sous la direction de David Fincher pour Mank, Amanda Seyfried confirme son renouveau, en signant une prestation étincelante. L’actrice américaine porte le show, mais elle n’est pas toute seule à rayonner. Naveen Andrews est tout aussi performant, et leur duo fonctionne à merveille. William H. Macy, Michaela Watkins ou encore Sam Waterston sont également en forme. Cette distribution aura certainement plusieurs nominations aux différentes cérémonies américaines.

La bande originale d’Anne Nikitin s’articule autour de différents claviers. On passe aisément de l’électro, au piano classique. Les compositions se fondent avec les images, et collent parfaitement aux personnages.

En résumé, The Dropout est une réussite sur tous les plans. On se rapproche du meilleur d’Aaron Sorkin (The Social Network, Steve Jobs). Elizabeth Meriwether signe un petit bijou froid et abyssal.

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