Critique : Miss Marvel (2022)

Miss Marvel est une mini-série américaine créée par Bisha K. Ali.

Kamala est une grande fan de Captain Marvel et a beaucoup d’imagination. Elle se sent exclue à l’école et à la maison. Cependant, tout change lorsqu’elle acquiert des pouvoirs surnaturels et devient une super-héroïne.


Du sucre et des paillettes

Voici la septième série du MCU qui pointe le bout de son masque, et le résultat n’est pas totalement convaincant. Disney et Bisha K. Ali proposent un show, qui se rapproche d’un Scott Pilgrim saupoudré de curcuma et enrobé dans le barfi. Un mélange audacieux, mais déséquilibré sur de nombreux aspects. Les deux premiers épisodes prennent le temps d’instaurer une ambiance décontractée, Kamala et ses proches. Une approche que l’on peut qualifier de séduisante, grâce à sa mise en scène et aux personnages. Le public adolescent est privilégié, et cela se rapproche des Spider-Man de Jon Watts. Malheureusement, les qualités visuelles et scénaristiques se brouillent au fur et à mesure des épisodes. L’Islam et la famille s’affichent comme les thématiques les mieux développées de la série.

En revanche, les enjeux sont faiblards et l’épisode final est catastrophique. L’écriture de Bisha K. Ali ne prend pas de dimension particulière à l’écran. On ne retient que le travail du duo Adil El Arbi et Bilall Fallah (Black, Bad Boys for life). Un sens du rythme avec des transitions fluides, et c’est ce qui a manqué dés le troisième épisode. L’identité cinématographique n’a pas les rails suffisamment solides, pour nous offrir une véritable escapade télévisuelle. Les effets spéciaux sont ridicules, que l’on se demande si on n’est pas devant un film « comics » à la Robert Rodriguez. Que ce soit avec Star Wars ou Marvel, Disney commence à patauger de plus en plus dans l’expéditif, en arrosant le produit de fan-service et de faux-semblants.

Heureusement, le casting tient quelques révélations intéressantes. Tout d’abord, Iman Vellani est convaincante sous les traits de Kamala Khan, mais c’est plus mou sous le masque de Ms. Marvel. La faute à l’écriture ? La direction des réalisateurs ? On penche pour les deux. La jeune actrice s’est montrée plus à l’aise dans son interprétation durant les deux premiers épisodes. Yasmeen Fletcher sera à suivre près, car elle a quelque chose de plus que sa partenaire. Sa prestance et son jeu constituent une aura attachante à son personnage. Le reste de la distribution fait le boulot, mais certains cabotinent et semblent peu conquis par leur rôle.

A l’image de notre constat sur la forme, la bande originale n’est pas toujours pertinente au sein de la série. On retient l’utilisation de « Blinding Lights » de The Weeknd et « Be my baby » de The Ronettes. Le score de Laura Karpman est satisfaisant, notamment le thème principal avec ses sonorités multiculturelles.

En résumé, Miss Marvel trouvera son public, mais ça reste un produit avec peu d’âme et de sincérité artistique. Disney continue la guimauve, et les gosses y sont englués jusqu’aux genoux.

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