Critique : Barry Seal – American Traffic (2017)

Barry Seal : American Traffic est un thriller américain réalisé par Doug Liman.

Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte l’histoire d’un pilote recruté par la CIA pour mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des États-Unis : lutter contre la propagation du communisme en Amérique Centrale. Sous secret, il va travailler pour un cartel en tant que passeur d’armes et de drogues.


Toujours dans les airs !

Après le succès de Argo (2012) de Ben Affleck, le producteur, Doug Davinson souhaite développer un long métrage sur un autre scandale survenu à la même période et impliquant également la CIA. Lors de ses recherches, le producteur et le scénariste, Gary Spinelli se passionnent pour un certain Barry Seal. Ce dernier est présenté comme un simple trafiquant de drogue dans les médias de l’époque. Cette facette n’est que la surface, et Gary Spinelli passe au crible sa vie personelle et familiale pour ainsi développer ses thématiques et dilemmes. Rien de bien nouveau à Hollywood.

Sauf que, le père du réalisateur, Arthur L. Liman, a collaboré sur l’enquête liée à l’affaire Iran-Contra dans les années 1980. De plus, la femme de Barry Seal, Debbie a contribué à l’écriture du script. Elle a également partagé des photos, des vidéos et enregistrements audios, afin que le long métrage soit le plus fidèle possible à la réalité.

L’effet est plutôt réussi, l’histoire est passionnante et barrée. Le contexte politico-criminel favorise la dimension « aventure » pour Barry Seal. Ce dernier se ballade au milieu des flingues de Pedro Escobar et ceux de la C.I.A, tout cela emmitouflé dans la poudre et les dollars. Évidemment, on pense a des films comme Blow, The Infiltrator ou encore Donny Brasco. Chaque étapes de la vie criminelle de Barry Seal est passée en revue. On se fascine pour cette tête brûlée, qui détonne au milieu des faits historiques de l’époque.

Doug Liman signe une mise en scène particulièrement efficace. Avec son chef opérateur, César Charlone, ils alternent différents procédés pour nous plonger dans les années 1980. Tout d’abord, on a le format 1,85:1 avec son grain, le caméscope, les VHS, le son… Bref, tout y est pour une immersion totale. La voix off et le montage amènent une bonne cadence au long métrage, tout comme le comique de situation. Doug Liman réussit sa tragi-comédie, et ce jusqu’à la dernière seconde.

Une nouvelle fois, l’énergie et le savoir-faire de Tom Cruise font des étincelles. Son interprétation rappelle celle du gourou dans l’excellent Magnolia. Il démontre qu’il peut encore nous surprendre. A ses côtés, Domhnall Gleeson est impeccable en homme de l’ombre qui pilote Barry Seal. Le reste de la distribution répond présent, et particulièrement Caleb Landry Jones.

La musique de Christophe Beck amène quelques braises de rock 70’s. Ses compostions se rapprochent clairement de Ram Jam, et ça colle plutôt bien à l’époque et à Barry Seal.

En résumé, Barry Seal ne bouleverse pas les codes, ni le genre. Cependant, Doug Liman et Tom Cruise forment un duo survitaminé et investi.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s